Publié le 14/04/2026
La commune d’Auch, dans le cadre de son projet de coopération décentralisée avec la commune malgache de Mantasoa, accueille Fifaliana Rafidison, volontaire en service civique malagache. Elle réalise une mission de 6 mois, grâce à l’appui du programme Territoires Volontaires.
“Le service civique est accessible, c’est un espace d’apprentissage, pas besoin d’être parfait. Mon conseil, on ne peut jamais être assez prêt, partir à l’étranger c’est une aventure qui nous permet de reconsidérer ce qu’on connaissait chez soi, il faut saisir les opportunités qui se présentent.”


Je m’appelle Fifaliana Nirina Simonette Rafidison, j’aurai 25 ans dans quelques jours et je suis malgache.
J’avais commencé des cours en gestion à l’université, mais j’ai dû arrêter pour des raisons logistiques. Je me suis donc réorientée vers une formation en petite enfance (crèche). Quand j’ai fini cette formation, j’ai travaillé en tant qu’assistante administrative dans une auto-école familiale. J’étais aussi scout, c’est grâce à cela que j’ai eu l’information pour cette mission.
France Volontaires Madagascar était à la recherche d’un·e volontaire pour cette mission. Le directeur de l’association des Scouts m’a contacté pour m’avertir de cette opportunité. Je ne me sentais pas prête, je ne connaissais pas le service civique, mais je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de développer mes compétences dans le domaine de la petite enfance à l’international.
Ma mission est de soutenir les actions éducatives, culturelles et citoyennes auprès des enfants et des jeunes du territoire en France. Je dois également développer les outils de communication de l’association Les amis de Jean Laborde à Auch : création d’un compte instagram, changer et améliorer le logo de l’association selon les recommandations. Ma mission est de 6 mois et je suis arrivée il y a 4 mois déjà.
J’anime des ateliers sur la culture malgache (apprentissage de chants malgaches) avec les enfants. Je prévois également un atelier cuisine avec un plat typique malgache.
Travailler avec des enfants, c’est apaisant et ça réveille mon âme d’enfant… Je participe également à une action de solidarité avec les adolescents de l’espace jeunes d’Auch, il s’agit de faire un échange entre des écoles de Mantasoa et d’Auch, nous prévoyons d’envoyer du matériel scolaire.


J’ai renforcé mes capacités de travail en équipe, j’ai acquis des compétences en animation grâce aux ateliers que je mène avec les jeunes. J’observe les méthodes des autres animateurs pour apprendre plus de technique, trouver des idées d’outils, savoir les adapter selon le public cible. J’ai acquis des capacités en organisation, en gestion du temps. En ce qui concerne, la langue, j’ai amélioré mon vocabulaire, ça reste un défi de tous les jours pour moi.
Ma mission se passe très bien, j’aime être quotidiennement en contact avec les enfants. J’aime découvrir la France et j’apprécie particulièrement la diversité culturelle dans la résidence de jeunes où je loge. On fait des activités interculturelles, des ateliers cuisine. Je me suis fait des amis et on s’entend vraiment bien.
Dans ma mission c’est les différentes méthodes d’animation et d’outils que j’ai apprécié découvrir, ils diffèrent selon le public cible et parfois le même outil est adaptable selon les âges.
C’est la première fois que je quitte mon pays. Je stressais énormément. J’ai été impressionnée par l’avion. En arrivant à Paris, j’ai eu quelques difficultés à trouver ma correspondance.
Concernant la France, j’avais eu beaucoup d’informations grâce aux séries télévisées en particulier Emily in Paris. Cependant, j’ai réalisé que c’est pas comme dans la série, ça reste de la fiction, mais c’est magnifique. Je n’ai pas vu les bidon ville (je sais pas si c’est comme ça qu’on les appellent ici), mais les grandes villes sont jolies, ça change beaucoup de Madagascar, de ce que je voyais tous les jours.
Difficile je dirais qu’il y a eu le climat, il fait froid ici. Il y a une grande diversité de nourriture, alors je me demande toujours quoi manger et le riz de chez moi me manque.
En janvier, un lundi je devais commencer à 7h et en sortant de chez moi, je ne me suis pas suffisamment couverte. À midi, j’avais très froid, je ne sentais plus mes mains alors je me rappelle m’être plainte en disant “je vais mourir“, très sérieusement (rires) et tout le monde s’est moqué de moi.
J’ai été particulièrement impressionnée lorsque j’ai découvert la neige avec les jeunes lors d’une randonnée. C’était un grand moment pour moi, j’ai testé des activités comme la luge et j’ai failli écraser une dame au passage.
Il y a aussi la fois où je suis allée à Paris. C’était la première fois que je m’y rendais et j’étais toute seule. Pour mes déplacements, je devais prendre le tramway et j’étais énormément stressée, j’avais peur de manquer mon arrêt et de me perdre dans cette grande ville méconnue alors je fixais l’écran qui annonce les prochains arrêts tout le long. Je retiens de mon expérience de Paris qu’il faut courir (rires).
C’est une aventure ! Un sacré changement, une expérience de vie, je me suis trouvée pendant cette mission, j’ai aussi découvert mon projet professionnel, ce que je veux faire de mon avenir et une ébauche de la marche à suivre pour y parvenir.
J’aimerais créer un centre de loisir, pour les enfants et les adolescents à Mantasoa. Ici, j’aimerais faire la formation bafa pour acquérir davantage de compétences sur l’animation.


Grâce à ce service civique, j’ai découvert ce que je veux faire de ma vie, où je veux aller et comment. Le service civique est accessible, car il n’y a pas ou peu de compétences requises, c’est un espace d’apprentissage, où il n’y “pas besoin d’être parfait”. Il faut saisir les opportunités qui se présentent. Grâce à ce service civique, j’ai su que j’avais une valeur.
Mon conseil, on ne peut jamais être assez prêt. Partir à l’étranger c’est une aventure qui nous permet de reconsidérer ce qu’on connait de chez soi, de voir les choses d’un nouvel œil. Très important, le volontariat ce n’est pas devenir riche, parce que les gens se méprennent quand tu pars à l’étranger, particulièrement dans les pays développés comme la France, tu es automatiquement considéré comme étant devenu riche.
Depuis 2010, la loi relative au service civique permet à tous les pays accueillant des volontaires français d’envoyer également des jeunes en France pour effectuer un engagement de service civique : il s’agit du principe de réciprocité.

Cette mission de volontariat est réalisée dans le cadre du programme Territoires volontaires.
Occitanie Coopération est opérateur TeVo en Occitanie pour le volontariat de service civique (envoi et accueil) et intervient en appui de l’IFAID Aquitaine pour la mise en place de missions de Volontariat de solidarité internationale (VSI).
Mené par France Volontaires avec le soutien de la Délégation pour les collectivités territoriales et la société civile (DCTCIV) du ministère et l’Europe et des Affaires étrangères, le programme TeVo permet de rendre le volontariat international d’échange et de solidarité (VIES) plus accessible aux collectivités territoriales, quelle que soit leur taille ou leur expérience à travers un dispositif d’accompagnement clé en main et un soutien financier.
Occitanie Coopération est une association loi 1901 reconnue d’intérêt général, dédiée à la promotion, l’accompagnement, et le développement de programmes ou d’actions de solidarité ou de coopération internationale. Elle déploie son action autour de cinq missions : observatoire régional, animation territoriale, appui aux porteurs de projets, éducation à la citoyenneté mondiale, appui et relais des politiques publiques concernées. Occitanie Coopération fait partie des douze réseaux régionaux multi-acteurs des coopérations et des solidarités internationales implantés en France.
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